A vol d’oiseau…

dimanche 10 mai 2020
par  Hervé Thomas
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A vol d’oiseau…

Jusqu’à cette période particulière de confinement, la distance n’était plus un sujet de préoccupation. Rien ne faisait obstacle à toutes nos envies de mouvement, à nos besoins de rapprochement. Quelques minutes de voiture pour retrouver des amis, quelques 3 heures de train pour rejoindre la capitale, quelques heures de vol pour atterrir au bout du monde…

Le virus s’imposant, la distance est redevenue un vrai sujet de préoccupation : distance sanitaire imposée = 1 mètre, distance autorisée pour une balade = 1 kilomètre, distance acceptée pour un déplacement « lointain » = 100 kilomètres… Chaque distance est inscrite dans un décret et pour la parcourir, il faut se munir du sésame : l’attestation qui va bientôt disparaître de notre quotidien sauf pour celles et ceux qui envisageraient dépasser les 100 kilomètres.

La distance se mesure à vol d’oiseau, c’est presque poétique mais sujet à controverse. Pour éviter cela, des cartes sont mises à notre disposition qui nous permettent de visualiser l’aire qui nous est accessible.

Ceux qui comme moi aspirent à retrouver un parent proche mais éloigné devront justifier d’un motif impérieux pour parcourir la distance qui les sépare. Retrouver son père âgé de 87 ans et que l’on n’a pas vu depuis des mois en est-il un ? Pas sûr, malgré les propos de Sibeth Ndiaye qui nous a fait part de la philosophie gouvernementale « c’est toujours de faire confiance. Quand vous n’aurez pas le choix, vous pourrez le faire  ». Vu les antécédents de cette porte-parole du gouvernement, j’ai des doutes, voire des craintes.

Constatant mon désarroi devant ce dilemme, mon copain Didier a mis à l’épreuve la logique mathématique et m’a proposé une formule qui se joue de la distance que je présenterai comme le justificatif du motif impérieux :

∑100 ≈ département x √aile de l’oiseau ≠ confinement = je suis libre à l’∞

Assurés qu’une telle formule ne peut être que le fruit de la pensée complexe de nos gouvernants, les pandores me laisseront passer…

Dominique Satabin.


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Retraité.e.s en colère

Une pétition en ligne a été mise en place par les 9 organisations de retraité/es qui se sont réunies ce 11 avril : http://www.retraitesencolere.fr/ pour demander une loi de finances rectificative avec la suppression de l’augmentation de la CGS, la fin du gel des retraites et leur revalorisation. Une manière de maintenir la pression et de ne rien lâcher...