« Les jours pendant » et la stratégie du choc

jeudi 7 mai 2020
par  Hervé Thomas
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« Les jours pendant » et la stratégie du choc.

Alerte sur les pathologies induites par la pollution électromagnétique.

Le gouvernement met à profit la crise sanitaire du covid 19 pour déréglementer la téléphonie mobile au risque de l’accroissement des problèmes sanitaires qui y sont liés.

En application de la loi sur l’état d’urgence sanitaire du 23 mars 2020 donnant plein pouvoir au gouvernement pour faire face à l’épidémie du covid 19, ce dernier par ordonnance n°220.320 du 25 mars donne carte blanche aux grands opérateurs de la téléphonie mobile. Free, Orange, Bouygues, SFR peuvent désormais opérer sans contrôle pour implanter de nouvelles antennes relais ou modifier la puissance de celles déjà existantes : suspension de l’obligation de transmission d’un dossier d’information au maire ou président de l’intercommunalité, suspension de la nécessité d’obtenir un accord préalable de L’ANF (Agence nationale des Fréquences), raccourcissement des délais d’instruction. Pour les grands opérateurs c’est la voie royale pour anticiper, avec l’accord du gouvernement, l’implantation de la 5G, dernière génération de la téléphonie mobile.

Ainsi, profitant de la pandémie et selon la classique stratégie du choc, le gouvernement vient de porter un coup fatal aux dispositions réglementaires imposées par la loi 2015-136 du 19 février 2015, dite loi Abeille, pour l’installation d’antennes relais.

Or aujourd’hui on le sait : bien que sujet à des controverses classiques dès que s’affrontent intérêts industriels et financiers et recherche scientifique, les ondes électromagnétiques artificielles résultant de la communication sans fil (téléphonie mobile, Wifi, antennes de communication) ont un impact négatif sur la santé humaine et plus globalement sur le vivant, monde animal et végétal. De nombreux travaux de recherche indépendants en France et dans le monde en font état. Des symptômes d’intolérance aux champs électromagnétiques (SICEM) appelés aussi électro hyper sensibilité, se manifestent de plus en plus prenant la forme de troubles cognitifs sévères, d’insomnies et de fatigues chroniques, de douleurs physiques musculaires handicapantes, d’oppressions thoraciques et de tachycardies. Des recherches mettent en évidence le lien entre des expositions prolongées aux champs électromagnétiques et l’occurrence de cancers en particulier du cerveau mais aussi d’atteintes organiques et dégénératives du système nerveux central (Voir les travaux de recherche de l’ARTAC - association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse).

Dans un appel international du 11mai 2015, 190 médecins de 38 pays adressaient déjà à l’ONU et à l’OMS une demande de protection efficace contre les expositions croissantes aux champs électromagnétiques non ionisants générés par les appareils électriques sans fil et leurs stations de base.

En France, selon un rapport récent (mars 2018) de L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), plus de 5% de la population (3,5 millions de personnes) souffrent d’électro hypersensibilité (EHS). Beaucoup d’entre elles vivent des situations dramatiques, obligées de quitter leur travail et leur lieu d’habitation, contraintes de vivre à l’écart de toutes agglomérations pour fuir l’impact des ondes, et dans des conditions d’isolement social total. Un confinement sans espoir de retour !

Dans ce contexte, que fait le gouvernement français ? Depuis 2 ans, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, il réunit les opérateurs de la téléphonie mobile pour un plan de couverture intégrale du territoire, supprimant les derniers ilots de zones blanches, encore peu impactées par les champs électromagnétiques artificiels, dernier replis où se réfugient les personnes gravement affectées.Il fait fi des alertes lancées de toute part sur les problèmes sanitaires avérés de la technologie du sans fil. Les principes de précaution affirmés par l’Union européenne sont bafoués. Plus encore, mettant à profit la crise actuelle, il promeut l’accélération de la mise en place des dernières technologies avec la 5 G qui accroitra considérablement la puissance des champs électromagnétiques ambiants. Et cela sans qu’aucune étude sérieuse ne soit entreprise sur ses effets sanitaires.

Les mesures prises par le gouvernement sous couvert de la crise du coronavirus augurent mal des jours d’après. Une seule alternative : inscrire cette problématique de santé publique liée à la croissance de la communication sans fil dans l’agenda des discussions pour un autre projet de société, une société où la santé publique et le bien être des citoyens soient la priorité.

Dans l’immédiat, prenons un peu de notre temps pour nous informer sur ce que nous cache le gouvernement. Plusieurs sites d’associations nationales oeuvrant dans ce sens peuvent nous aider :

Robin des Toits : (contact@robindestoits.org). Pour l’information et l’action dans le domaine des effets des rayonnements électromagnétiques sur la santé et leur impact environnemental et sociétal.. Voir en particulier : lettre à monsieur Macron du collectif « santé sans ondes » ainsi que la lettre ouverte du 6 avril 2020 à M. Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du numérique, lettre signée par 5 associations nationales.

Priartem : (contact@priartem.fr) Pour la problématique Ondes Santé Environnement. L’association intègre en son sein le collectif des électro sensibles de France créé par des personnes victimes de cette pathologie.

CRIIREM : Centre de recherche et d’information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques.

ARTAC : Association de médecins et de chercheurs spécialisés dans l’étude biologique, thérapeutique et clinique des cancers. Voir en particulier « description du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques ».

AZB : Association Zone Blanche. Elle se mobilise pour monter un projet concret de lieu d’accueil médico social en « zone blanche » dans le département des Hautes Alpes.

Antoine Richard.


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