NÉGATION, DÉNÉGATION, DÉNI, NÉGATIONNISME

jeudi 19 novembre 2020
par  Hervé Thomas
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NÉGATION, DÉNÉGATION, DÉNI, NÉGATIONNISME

J’en reviens à Trump, avant qu’il ne parte sans revenir.

Je trouve ce personnage très intéressant. Non pas qu’il soit fascinant, que non, mais il est un exemplaire caricatural d’un travers dont beaucoup souffrent, ou plutôt font souffrir les autres : ne pas reconnaitre (ses erreurs, ses faiblesses, ses lâchetés, …ad libitum).

En tant que Président en exercice, il a perdu les élections qui l’opposaient à son adversaire. C’est vexant. Très vexant. Horriblement vexant. Il a commencé par nier. Puis il s’entête, passant de la négation à la dénégation. Pourtant, il lui est simplement et seulement demandé de reconnaitre sa défaite, pas plus. Il n’aurait pas à venir tête nue, sans chausses et la corde au cou, tel un bourgeois de Calais (en France, pas dans le Maine), faire humblement reddition devant Joe. Il ne lui est demandé que de prononcer quelques mots clairs, comme tous ses prédécesseurs qui ont quitté battus la Maison Blanche. Cela ne le fera pas mourir, ni ne changera quoi que ce soit à la vie des millions d’étatsuniens qui ont voté pour lui. So what ?

Trump continue à nier. Nier devant l’inflexible évidence s’appelle un déni. Le déni est une réaction de défense bien connue, qui consiste à ne pas accepter l’existence même d’un évènement que l’on rejette de toutes ses forces, viscéralement. Il arrive que le déni soit sincère, car inconscient. Exemple : le déni de grossesse, plusieurs centaines de cas chaque année en France. Est-ce le cas de Trump ? Ou bien cherche-t-il à retarder la levée de son immunité, et les ennuis fiscaux qui alors le rattraperont ? Ou un peu des deux ? Je n’en sais rien, et peu importe. Poursuivra-t-il jusqu’au négationnisme, qui consiste à nier des évènements du passé ? Peu importe également. Même s’il ne s’est pas débarrassé du fantasme enfantin de toute puissance, il n’est pas, personne n’est, tout puissant. Il ne peut rien changer au calendrier :

- 8 décembre : fin des recours juridiques ;
- 14 décembre : vote des grands électeurs ;
- 6 janvier : déclaration officielle du nom du nouveau président par le Congrès ;
- 20 janvier : Investiture de Joe qui s’installe à la Maison Blanche.

Nous sommes le 19 novembre. Donald a encore deux mois pour se faire à l’idée. Il est possible que ça ne suffise pas. En effet, Voltaire en son temps notait : « L’amour propre est un ballon gonflé de vent, dont il s’échappe des tempêtes lorsqu’on lui fait une piqûre  ». Et à part l’iPhone 12 en plus, rien au fond de la tête des gens n’a vraiment changé depuis.

Jacques Woda.


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