UN 8 MARS 2022 DE MOBILISATION FEMINISTE !

vendredi 11 mars 2022
par  MEAD Christine
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ATTAC Marseille s’est mobilisé pour la préparation de ce 8 mars de lutte :

- En particulier sur le Vieux Port, avec un stand qui a connu une bonne fréquentation, et des panneaux d’exposition présentant quelques militantes internationales parmi celles assassinées ces deux dernières années, alors qu’elles luttaient contre le néo-libéralisme, contre le colonialisme, pour le droit à la terre, pour l’égalité....

- En participant aussi au rassemblement Syndical devant le MEDEF

- et à la manifestation des femmes kurdes et de beaucoup d’autres qui ont descendu la Canebière à 14 h 30.

Voici le film https://www.youtube.com/watch?v=zJl...

résumant cet après-midi avec en particulier, les images vues du ciel de notre chaîne humaine pour rendre visible la phrase de Gisèle HALIMI : "Gagnons de nouveaux droits sans attendre qu’on nous les concède !" ainsi que les mots "Paix" "Egalité femmes-hommes" "Sororité", Egalité.

En attendant, vous trouverez en pièces jointes quelques photos, d’autres photos là :
https://www.mahaut-photographie.net... et voici nos deux interventions lors des prises de parole :

ATTAC a choisi cette année, de mettre l’accent sur les Services Publics dont le développement est un véritable enjeu pour l’égalité entre les femmes et les hommes : Les services publics du soin, santé, petite enfance et perte d’autonomie (cf 4 page de l’Espace Genre national en pièce jointe)

Alors une précision pour les revendications figurant sur ce 4 pages : une victoire a enfin été obtenue le 23 février 2022 : l’allongement du délai pour une IVG de 12 à 14 semaines et la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales.

Cela dit, la désagrégation des services publics depuis les années 90 s’est organisée :

- soit par le démantèlement de secteurs entiers,

- soit à plus petites touches,
* par la sous-traitance : gardiennage, propreté, cuisine, et même accueil,
* par l’introduction de règles de gestion libérales totalement inadaptées comme la rentabilité, ou le minutage du travail par activité, aboutissant à l’épuisement des personnels et à une déshumanisation du service ; à tout ceci, s’ajoute la dématérialisation, encore accentuée depuis le COVID et le télétravail : c’est difficile de se faire comprendre d’un ordinateur et surtout, cela exclut les plus âgées, les précaires, celles et ceux qui ont du mal avec l’écrit.

Pourquoi un enjeu pour l’égalité ?

  • parce que les femmes sont les salariées majoritaires de la FP : 63 % en tout et jusqu’à 79 % à l’hôpital et les usagères majoritaires de ces services publics
  • et parce que, lorsqu’ils font défaut, ce sont majoritairement les femmes qui pallient au manque, au détriment d’une activité rémunératrice, de leur temps libre ou de leur repos.

Depuis 2020 et malgré cette réalité apparue au grand jour, on constate que rien ne change.
Les multinationales, certaines bien plus riches et puissantes que certains états continuent, via leurs lobbies, de guider la main des instances européennes pour accélérer la destruction des services publics, la marchandisation et la privatisation. Les dernières révélations sur ce qui se passe dans des EPHADS privés « de luxe » illustrent où ça mène.

A Attac, nous pensons qu’il faut mener la lutte à ce niveau aussi, contre le pouvoir incroyable de ces géants privés dont l’objectif n’est pas de satisfaire les besoins de l’humanité, mais de faire de l’argent, de capitaliser toujours plus. Les humains en souffrent, la planète en souffre ; il nous faut absolument reprendre le contrôle.

Ici, il nous faut défendre les services publics, retrouver le sens du local et des communs.

Ailleurs, ce sera les luttes contre l’extractivisme, pour le droit à la terre, souvent menées par des femmes.

Et comme l’an dernier, nous voudrions rappeler la loi du 27 mars 2017 votée dans les derniers jours du mandat HOLLANDE, relative au devoir de vigilance des Multinationales : Initiée après le Rana Plazza, elle oblige les sociétés ayant un siège en France et plus 5 000 salariés à appliquer un plan de vigilance pour le respect des droits humains et de l’environnement, dans toutes leurs filiales, directes ou indirectes et chez leurs partenaires et fournisseurs habituels. A défaut, on peut les citer en justice en France. Cette loi est insuffisamment utilisée et ne concerne que les multinationales françaises.

Mais depuis 2014 à l’ONU se négocie un traité de responsabilisation des multinationales dans la même optique.
Depuis le 6ème round de négociation fin octobre 2020, on n’en parle plus ; or, il nous paraît toujours important pour les féministes, pour les syndicats, pour les défenseurs de l’environnement d’utiliser la loi française de 2017 et de s’emparer du projet à l’ONU pour le faire aboutir.

Pour notre deuxième intervention, nous avons lu la Tribune publiée le 7 mars dans MEDIAPART : "OIT : Muriel Pénicaud n’est pas la candidate des femmes mais celle des multinationales"

Vous pouvez la lire https://blogs.mediapart.fr/les-invi...


Documents joints

Services Publics : un enjeu pour l'égalité (...)

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Retraité.e.s en colère

Une pétition en ligne a été mise en place par les 9 organisations de retraité/es qui se sont réunies ce 11 avril : http://www.retraitesencolere.fr/ pour demander une loi de finances rectificative avec la suppression de l’augmentation de la CGS, la fin du gel des retraites et leur revalorisation. Une manière de maintenir la pression et de ne rien lâcher...